Quelle augmentation de salaire pour 2026 : chiffres, secteurs et droits

En 2026, l’augmentation moyenne des salaires tourne autour de 2,16 % selon les études des cabinets spécialisés en rémunération. C’est un chiffre en net recul par rapport aux revalorisations exceptionnelles observées entre 2022 et 2024, portées à l’époque par une inflation record.
Beaucoup de salariés anticipent encore des hausses significatives, alors que la réalité des entreprises en 2026 est bien plus contrastée. Cet article détaille les prévisions par statut, par secteur et par fonction, et répond à la question récurrente de l’obligation : ou non : d’une augmentation annuelle.
Pourquoi les augmentations ralentissent-elles en 2026 ?
L’idée reçue la plus courante est que les salaires suivent mécaniquement l’inflation. En réalité, les entreprises fixent leurs budgets de revalorisation en fonction de leurs marges, de la concurrence et du marché de l’emploi. L’inflation ayant nettement décéléré en France depuis 2024, les hausses salariales se normalisent en conséquence.
Entre 2022 et 2023, de nombreuses entreprises avaient consenti des efforts salariaux importants pour fidéliser leurs équipes dans un contexte de très forte tension. En 2026, le budget moyen d’augmentation dans les grandes structures oscille entre 2 % et 2,5 % de la masse salariale, selon les enquêtes publiées par les principaux cabinets RH.
Ce ralentissement global ne touche pas tous les salariés de la même façon. Certains profils rares ou certains secteurs en forte croissance maintiennent des hausses bien supérieures à la moyenne nationale, comme vous le verrez dans les sections suivantes.
Quel taux d’augmentation moyen faut-il attendre en 2026 ?
Les études des principaux cabinets convergent vers une hausse salariale moyenne de 2,16 % en 2026, toutes catégories de salariés confondues. Certaines sources situent la fourchette entre 1,5 % et 2,5 %, selon la taille de l’entreprise et son secteur d’activité.
Ce taux global englobe les augmentations générales négociées lors des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) et les revalorisations individuelles au mérite. En pratique, un salarié qui ne bénéficie d’aucune hausse individuelle se retrouve souvent en dessous de cette moyenne nationale.
Avant toute négociation, vérifiez si votre rémunération respecte les minima de votre branche : la grille de salaire 2026 de votre convention collective est le premier document à consulter, car elle fixe le plancher en dessous duquel votre employeur ne peut pas descendre.
Des disparités importantes selon les secteurs
Toutes les branches professionnelles n’avancent pas au même rythme. Les secteurs en tension, portés par des carnets de commandes pleins ou des pénuries de compétences, affichent des hausses supérieures à la moyenne. D’autres, soumis à une pression forte sur les coûts, restent bien plus contraints.
- Industrie et aéronautique : hausses souvent supérieures à 2,5 %, soutenues par des cycles de production élevés.
- Tech et numérique : malgré les restructurations de 2024-2025, les profils spécialisés en IA ou cybersécurité restent très valorisés.
- Banque et assurance : augmentations dans la moyenne nationale, autour de 2 %.
- BTP : les grilles sont régulièrement revalorisées pour attirer les profils qualifiés. La grille salaire bâtiment ETAM 2026 illustre concrètement ces niveaux et coefficients spécifiques au secteur.
- Santé et médico-social : les revalorisations liées aux accords de branche, comme celles prévues par la convention collective 51, structurent les hausses de façon très spécifique.
Connaître la convention collective applicable à votre contrat est un prérequis indispensable avant de comparer votre situation à la moyenne nationale.
Cadres et non-cadres : des réalités très différentes
Le salaire médian annuel d’un non-cadre s’établit à environ 36 700 euros bruts en 2026, toutes primes incluses. Celui d’un cadre atteint 62 200 euros bruts, un écart qui reflète à la fois les responsabilités et la part variable souvent attachée aux postes d’encadrement.
Les cadres disposent en général d’une marge de négociation plus large, en particulier dans les secteurs où les compétences sont rares. Un cadre dans l’énergie ou la tech voit régulièrement sa rémunération totale progresser de 4 % à 6 %, même si l’augmentation de base reste proche de 2 %.
Pour les non-cadres, la progression salariale passe souvent par les hausses générales négociées par les syndicats lors des NAO, ou par une évolution de poste interne. Les revalorisations individuelles au mérite restent moins fréquentes et d’un montant plus modeste que pour les cadres.

Quelles fonctions seront les plus augmentées en 2026 ?
Les métiers en pénurie de compétences concentrent les meilleures revalorisations. Les entreprises n’ont souvent d’autre choix que de s’aligner sur le marché pour éviter les départs vers la concurrence.
- Ingénieurs en cybersécurité et développeurs spécialisés en intelligence artificielle
- Profils supply chain et logistique dans l’industrie manufacturière
- Commerciaux B2B avec un portefeuille clients établi
- Techniciens de maintenance industrielle et électrotechniciens
- Infirmiers, aides-soignants et professionnels paramédicaux
Ces fonctions affichent des hausses qui dépassent régulièrement 3 % à 5 %, parfois davantage pour les profils les plus rares. Si votre métier figure dans ces catégories, vous disposez d’une marge de négociation réelle en 2026.
Les fonctions RH sont-elles bien loties ?
Les ressources humaines se trouvent dans une position paradoxale : elles pilotent les budgets de rémunération des autres, mais leurs propres revalorisations restent souvent dans la moyenne des fonctions support. Les chargés de recrutement et les HRBP (HR Business Partners) obtiennent toutefois des hausses légèrement supérieures à cette moyenne, portées par la pression du marché.
La transformation numérique des RH génère une demande croissante pour les profils maîtrisant les SIRH et l’analyse des données sociales. Ces spécialités tirent les salaires vers le haut dans les grandes entreprises et au sein des cabinets de conseil en ressources humaines.
L’augmentation annuelle de salaire est-elle obligatoire ?
C’est sans doute l’idée reçue la plus répandue en matière de rémunération : aucune loi n’oblige un employeur à augmenter le salaire de ses salariés chaque année. L’augmentation automatique n’existe pas en droit français, sauf clause contractuelle spécifique ou accord d’entreprise qui la prévoit expressément.
Ce qui est obligatoire, en revanche, c’est de respecter les minima salariaux fixés par la convention collective de la branche. Dès que la grille conventionnelle est revalorisée lors des NAO de branche, les entreprises sont tenues d’appliquer les nouveaux planchers. Si votre salaire passe sous le minimum prévu pour votre coefficient ou niveau, l’employeur doit vous revaloriser sans attendre.
En dehors de cette obligation de plancher, la hausse relève du pouvoir de direction de l’employeur. La négociation reste le levier le plus efficace, à condition de l’appuyer sur des données de marché fiables et une connaissance précise de votre grille conventionnelle.
Questions fréquentes
Quelle sera la hausse des salaires en 2026 ?
La hausse moyenne des salaires en 2026 est estimée à 2,16 % selon les études des cabinets spécialisés. Cette moyenne varie entre 1,5 % et 2,5 % selon le secteur et la taille de l’entreprise. Les métiers en tension, comme la tech ou l’industrie, dépassent régulièrement les 3 %.
Quelles sont les augmentations pour 2026 ?
Les augmentations 2026 dépendent du statut, du secteur et de la politique interne de chaque entreprise. Les non-cadres obtiennent en moyenne entre 1,5 % et 2,2 %, les cadres entre 2 % et 3 % hors éléments variables. Les profils rares ou très recherchés négocient des hausses nettement supérieures à ces niveaux.
Est-il obligatoire d’être augmenté de salaire chaque année ?
Non, aucune obligation légale n’impose à l’employeur d’augmenter le salaire de ses salariés chaque année. L’employeur doit uniquement respecter les minima de la convention collective applicable. Une clause contractuelle ou un accord d’entreprise signé peut toutefois rendre une revalorisation annuelle obligatoire dans votre situation.
Quand aura lieu la prochaine augmentation des salaires ?
Les revalorisations interviennent principalement lors des NAO, qui se tiennent en général entre janvier et mars de chaque année. Certaines entreprises procèdent à des revues salariales au premier semestre, d’autres lors des entretiens annuels de fin d’année. La date précise varie selon chaque entreprise et sa convention collective de branche.


